Through The Dusk, groupe de melodic death metal
Bio

Historique

Été 2020

Le premier double album "La Saga Astrale" sort. Il s'agit du fruit d'un travail de long haleine mené par Alexis. Sur ce projet il fait appel à d'autres musiciens pour l'aider dans l'enregistrement de ce projet. On y trouve des compositions parfois longues et atmosphériques, parfois plus courtes et percutantes.

Automne 2020

Formation du line up live à 4. Malgré le covid, le groupe ne s'arrête pas et avance sur de nouveaux projets en attendant de pouvoir se produire en live.

2021

Parution de l'EP "Absolu". La formation trouve l'alchimie à 4 pour définir ses nouvelles aspirations et commence à monter sur scène pour présenter ses morceaux.

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Le groupe travaille d'ores et déjà sur son prochain album aux sonorités black metal plus tranchées.

La Saga Astrale

La Saga Astrale

Soleil Partie I - Equinoxe

Mon char trace et flamboie à une vive allure.
Impétueux, nous filons affronter les destins.
Au hasard des saisons je suis chaque ramure,
Pris dans ce cycle fou, par delà les chemins.

En une simple éclipse au confluent des pistes,
L’avenir bascule, mes visages s’emmêlent.
Que je me consume si nul désir n’existe,
Si nulle frénésie ne rejoint le réel.

Je sors à l’aurore pour sentir aujourd’hui,
Nimbant l'existence d’un rideau de lumière,
Catalyseur des êtres habités par la vie.

L’horizon s’enflamme quand je vais me coucher,
Révélant les ombres sous les braises et le feu.
La sérénité meurt dans ma dualité.
Le long de la rivière qui coule sans fin,
Un bruissement m’éveille et mon aura se teinte.
Les reflets d’or dès lors laissent l’empreinte
D’une pâle lueur au matin.

Je suis le spectateur aux sens ébahis
Devant chaque son, chaque parfum exhalé.
Je ressens et me perds, ainsi je me suis trouvé,
Rouage d’un tout parfaitement établi.

Suivant les détours du parcours vernal,
Une brise m'enveloppe de douceur,
Dans un jardin rempli de couleurs.

Les oiseaux passent, je reste flâneur.
Leur vol m’inspire la splendeur ;
Je lève les yeux vers la voûte sidérale.

Le long de la rivière qui coule sans fin,
Le vent soupire son éternelle complainte.
Lentement le temps resserre l’étreinte
Et la fleur doucement s’éteint.

Je suis le spectateur au coeur assombri,
Empêtré dans les miasmes, étouffé.
Je subis et me perds, ainsi je me suis fané,
Coquille vide invisible, endormie.

Dans les méandres d’une longue spirale,
J’ai presque oublié la douleur.
À l’intérieur, seule la pierre demeure.

Au milieu du silence et la froideur,
De l’inertie et la torpeur,
je suis seul dans le vide spatial.

Nova

Par ses crocs il peut t’enfermer
Dans une course d’immuabilité
Ou par son souffle, t’emporter vers l’inconnu
Contemple le gouffre, t’y risqueras-tu ?

Laisseras-tu son cours te flétrir
Ou son aura cuisante te détruire
Vas-tu dévier, toi qui a tant couru ?
T’élever, y parviendras-tu ?

Perpétuel mais déjà passé
Immortel qu’on ne peut sauver

Devenons

Quelques uns s'accorderont un moment
Pour pulser en échos apaisants
D’autres le défieront rien qu’un instant
Portant l’affront, l’espace d’un battement

Fuis-sa litanie alanguissante
Son érosion avilissante
Cherche sa rotation et son élan
La révolution qu’apporte le temps

Nébuleuse

Il y a les moments de perception
Et ceux d'incompréhension

Dans le brouillard
Le visage blafard
Le regard hagard
Mes pensées s'égarent

Il y a les moments de perfection
Et ceux d'abandon

Le corps happé
Par une masse amorphe
Les jambes embourbées
Sans la moindre force

Il y a ces secondes insaisissables
Où l'on peut percevoir l'incommensurable
Où l'on se sent connecté à l'immensité
Et en un clin d’œil, tout laisser s'échapper

Neptune

Le vent dans le dos, seul, je me laisse porter
Troublant la mer étoilée
La voile se gonfle, à travers ces eaux
Je vogue vers mon triomphe

Ohé souffle encore
Fuis ce triste décors
Doux, déchirant, qu’importe
L’océan céleste nous emporte
Ohé l’unique maître à bord
Fuit ce sombre décors
Doux, déchirant, qu’importe
L’océan céleste m’emporte

Que je m’échoue ou que je m’échappe
La tempête fait rage
À vibrer tout son soûl, à s’en sentir mal
Et finir à la nage
Parfois une vague me plonge dans l’abysse
Et le vide me dévore
Parfois une onde me porte au solstice
Et résonne encore et encore

Ohé souffle encore
Fuis ce triste décors
Doux, déchirant, qu’importe
L’océan céleste nous emporte
Ohé l’unique maître à bord
Fuit ce sombre décors
Doux, déchirant, qu’importe
L’océan céleste m’emporte

L’oeil du cyclone semble incertain
Les rafales cinglent
Mais le zéphyr, sans prévenir,
Peut parfois arriver
Et alors, dans l’immensité
Mon navire cingler
À la singularité, vais-je sombrer
Ou bien m’envoler

Ohé souffle encore
Fuis ce triste décors
Doux, déchirant, qu’importe
L’océan céleste nous emporte
Ohé l’unique maître à bord
Fuit ce sombre décors
Doux, déchirant, qu’importe
L’océan céleste m’emporte

Orion

Levant les yeux, j’étais seul
Alors que nous étions si nombreux
Aux coeurs qui brûlent et se consument
Aux passions qui demeurent illusions

Sur l’océan noir, nous jetions nos regards
Mais aucun n’a pu se croiser
Nos silences ont mué en rancoeurs
Et nous disparaissions

Nos murmures sont sortis des abysses
Faisant paraître une nuée d'écume
Qui, dans une douce brise
Souffla toute l’amertume

Nous marchons sous les étoiles
Là où tout semble hors d’atteinte
Nous sommes sous les étoiles
Perdus dans la crainte

Sous les étoiles

Nous arpentons les étoiles
Aux mille brasiers à portée
Nous sommes parmi les étoiles
Suspendus dans l’immensité

Soleil Partie II - Solstice

La roue s’arrête en un battement de cil,
Dans l’abîme des griffes indélébiles.
Il est minuit et je cherche en vain,
Dans l’obscurité sans lune ni lendemain.

Une vision d’horreur s’empare de moi,
Suivie d’un murmure qui me glace d’effroi.
Dans le froid le glas retentit et soudain,
Son écho à jamais se fait mien.

Le souffle hyalin m’emporte
Et m’inflige ses mille blessures,
Ses morsures si fortes.

Je veux sortir du dédale,
Trouver le réconfort obscure,
Ce baiser glacial.

La roue s’arrête en un battement de cil,
Suspendant sa course pour ce moment fragile.
Il est midi lorsque je trouve enfin,
Une seconde de perfection, un dessein.

La voie est limpide, je m’élève sans fin
Et franchi sans relâche tous les confins.
Une clameur grandit, je bouillonne, je crie,
En mélodies qui exaltent une parfaite harmonie.

Au-delà de la tempête irisée,
sur mon navire rayonnant,
J’arpente les espaces éthérés.

Une force m’anime à présent
Cette réponse immuable,
Ce foyer étincelant.

Du plus haut sommet de plénitude
Au plus sombre gouffre de lassitude,
Ceux qui brûlent n’ont nulle quiétude,
Seulement les passions les plus rudes.

De cette marque au fer ardent
Au songe permanent,
Cet instant est éternel,
Ce présent est immortel.

Sombrant dans l’abysse,
L’ombre et ses supplices,
Le sort frappe sans prévenir.

Les limites dépassées,
L’ivresse transposées,
Le sort frappe sans prévenir.

Terre

J'ai goûté à l'apathie
Cédé à l'acédie
Aveugle à ce qui importe
Le froid m'emporte

On regarde par la fenêtre
Vers un gris sans relief
Incapable de se rappeler
La candeur envolée

Et les morsures diaphanes
Assènent les horions
Sous le voile boréal
S'endorment les passions

Et les rires s'évanouissent
Derrière un rideau glacé
Ceux de l'enfant évanescent
Que la brume vient dévorer

Dans un blizzard de torpeur
Au milieu du vent qui s'enfuit
Je n'entends ni la femme en pleurs
Ni les garçons qui rient

De mon sommeil éveillé
J'ai laissé les saisons filer
L'équilibre n'est pas immobile
Il est l'addition d’instants labiles

Par un matin d'hiver j'ai brisé la spirale inertielle
Admirant l'irisation dans le ciel
J'ai vibré avec toi
Un moment fugitif dans le froid
J'ai vibré avec toi

Lune

Cette nuit là, une nuit des plus noires, tout se referma
La vie mua en agonie, en existence sans substance
Je me figeais alors au milieu des frimas
Seul dans l’obscurité, je sentis ton absence

Cette nuit là, une nostalgie se posait sur moi
Je compris que j’étais lié à cette souffrance
Mais à travers ton sourire je vis la voie
Celle qui fuit la pitié du monde et sa déchéance

Cette nuit là, j’escaladais la voûte enténébrée
Et devant la clarté de ce ciel étoilé
J’ai contemplé l’océan nocturne
Guettant dès lors ses reflets à chaque brune

Cette nuit là, je libérais le flot de ma pensée
Et dans le courant, nos visages se sont mêlés
Dans l’ombre, tu es le phare qui m’a mené
Sur les rives vespérales, un rêve inespéré

Pourquoi se laisser emprisonner
Par les sens dont nous sommes affublés
Pourquoi rester tous ainsi limités
N’est-ce pas là la vraie lâcheté
Ne pouvons-nous pas nous ouvrir
Et admirer le néant crépusculaire
Y voir l’infinité à parcourir
Un chemin à travers l’univers

Laissons nos regrets
Voyageons dans la nuit
Rêvons à l’excès
Voyageons dans la nuit
Laissons nos regrets
Et voyageons dans la nuit
Pour substituer à l’ennui
Le souffle nouveau de nos envies
Parfois à force d’inspiration
Une chimère se matérialise
Mais qu’importe au fond
Son réconfort me suffit et me galvanise
Laissons nos regrets
Voyageons dans la nuit
Rêvons à l’excès
Voyageons dans la nuit

Singularité

Miroir miroir
Aux reflets si noirs
Révèle le laisser-aller
Et les rêves oubliés

L'atmosphère est pesante
La gravité oppressante
Confiné dans l'exiguïté
D'une vision trop limitée

Le voyage s'initie
Dépasse l'horizon des évènements
Vogue dans l'infini
Et arpente le néant

Miroir miroir sous les étoiles du soir
L'équipage est dissout
L'élan collectif aspiré
Au plus profond de la singularité

Le vaisseau intérieur
Croise au large de la sphère céleste
Nova de l'étoile funeste
Aux ailes de splendeur

Miroir miroir
Aux reflets si noirs
Révèle le laisser-aller
Et les rêves oubliés

Transcendant les rouages
De l'espace et du temps
La sublimation du corps
Mène aux rivages rayonnants

À des années-lumières
Du monde entropique
L'inspiration prolifère
Et entraîne la roue cosmique

Absolu

Absolu

Hélas

Bienvenue dans la toile enchantée
Aux spectres infinis
Tant de possibilités
Au creuset d’ataraxie

Hélas

Hélas
Tout s’efface
Hélas
La voie se trace

Bienvenue au théâtre maudit
Un couloir si resserré
Enfermé dans l’inertie
D’un cadre si étriqué

Hélas

Hélas
Tout s’efface
Hélas
La voie se trace
Hélas plus le temps passe
Plus je m’empêtre dans cette mélasse
Dans le miasme
Loin de la clarté absolue sans limite
L'absolue destinée sans réplique

Felis

Symbiose, osmose et métamorphose
Dyade, réflexion, exo-complétion
Cryonie inversée, stase parachevée
Pulsation, rotation, circonvolution

Système binaire, conjonction des sphères
Fusion, attraction, gravitation
Douce accalmie, vive harmonie
Sens, perception rétablis

Avatars allotropes,
Entités isotopes
Occurrences combinées,
Unisson amplifié

L’aura sereine des parasélènes
Débarrasse l'âme de ses peines

Mars

Exclus du bloc monolithique
Armé de sa réponse unique
Ce mastodonte dégénéré
Nivelé par l’insanité

Aux regrets pathétiques
Devant l’avancée toxique
Dévorant les dégradés
Infestant la simplicité

Il les rejette et les insulte
Les réduit et les occulte

Qu’un songe s’impose
Et les mondes éclosent

Croissance supersonique
Ligne droite fatidique
Démonstration d’absurdité
D’une bestialité exacerbée

Vitesse supraluminique
Dans un exode onirique
Des détours d’originalités
Vers les havres ailés

Qu’un songe s’impose
Et les mondes éclosent

Aliens, anormalités
Anomalies, fous à lier
Sont de l’autre côté
Déments
Démons
Sont de l’autre côté

Horizon

Horizon
Comme deux volutes qui s’entrechoquent
Sans une onde, sans le moindre éclat
Sans qu’aucune jamais ne se disloque
Les forces s’insinuent dans chaque voie

Au zénith écrasant
J’attends le déclin
Que les ombres se dessinent

Nimbé d'obscurité
Je patiente
Que la voûte s’illumine

Chaos
Quelle dimension, quelle condition
Pour juger de ces batailles
Mais le glas perce la muraille
Ou est-ce le tintement inespéré d’un horizon

Cosmos

Vaste enclave fourmillante aux membranes iridescentes
Sur ce titan cuirassé, muré dans des parois éthérées
Une énigme humiliante reflet de ma carcasse limitante
Je ne saurais le transpercer, je me terre dans l’obscurité

Une brèche, là, béante, une trouée luminescente
Défiants le chaos et l’inanité, en son sein j’ai crié
Aux confluents des frontières, aux confins de l’univers
Les abîmes argentés s’harmonisent, l’axe se précise

Il peut paraître si trouble
L’océan cosmique s'écoule
Vois tu un reflet au milieu des ondes
Une clarté dans le flot qui gronde
Laisse le s’infiltrer, laisse le t’abreuver

Oh Pégase

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