La Saga Astrale

Soleil Part. 1

Equinoxe

Je lève les yeux vers la voûte sidérale.

About

This song is about routines. The pleasant ones and the ones we suffer.

  • Duration 16:31
  • Album La Saga Astrale
  • Composing / writing Alexis Vincent
  • Vocal Alexis Vincent
  • Lead guitar Lucas Linat
  • Rythmic guitar Alexis Vincent
  • Bass guitar Alexis Vincent
  • Lute Alexis Vincent
  • Orchestration Alexis Vincent
  • Mixing / Mastering Maxime Boubert

Lyrics

Mon char trace et flamboie à une vive allure.
Impétueux, nous filons affronter les destins.
Au hasard des saisons je suis chaque ramure,
Pris dans ce cycle fou, par delà les chemins.

En une simple éclipse au confluent des pistes,
L’avenir bascule, mes visages s’emmêlent.
Que je me consume si nul désir n’existe,
Si nulle frénésie ne rejoint le réel.

Je sors à l’aurore pour sentir aujourd’hui,
Nimbant l'existence d’un rideau de lumière,
Catalyseur des êtres habités par la vie.

L’horizon s’enflamme quand je vais me coucher,
Révélant les ombres sous les braises et le feu.
La sérénité meurt dans ma dualité.

Le long de la rivière qui coule sans fin,
Un bruissement m’éveille et mon aura se teinte.
Les reflets d’or dès lors laissent l’empreinte
D’une pâle lueur au matin.

Je suis le spectateur aux sens ébahis
Devant chaque son, chaque parfum exhalés.
Je ressens et me perds, ainsi je me suis trouvé,
Rouage d’un tout parfaitement établi.

Suivant les détours du parcours vernal,
Une brise m'enveloppe de douceur,
Dans un jardin rempli de couleurs.

Les oiseaux passent, je reste flâneur.
Leur vol m’inspire la splendeur ;
Je lève les yeux vers la voûte sidérale.

Le long de la rivière qui coule sans fin,
Le vent soupire son éternelle complainte.
Lentement le temps resserre l’étreinte
Et la fleur doucement s’éteint.

Je suis le spectateur au coeur assombri,
Empêtré dans les miasmes, étouffé.
Je subis et me perds, ainsi je me suis fané,
Coquille vide invisible, endormie.

Dans les méandres d’une longue spirale,
J’ai presque oublié la douleur.
À l’intérieur, seule la pierre demeure.

Au milieu du silence et la froideur,
De l’inertie et la torpeur,
Je suis seul dans le vide spatial.

My chariot traces and blazes at a brisk pace.
Impetuous, we run to face fates.
With the seasons I follow each branch,
Caught in this crazy cycle, beyond the paths.

In a trice at the confluence of the paths
The future changes, my faces get tangled.
Let me burn if no desire exists,
If no frenzy joins reality.

I go out at dawn to feel today,
Nimbing the existence of a curtain of light,
Catalyst of living beings

The horizon ignites when I lay down
Revealing the shadows under the embers and the fire.
Serenity dies in my duality.

Along the endless flowing river,
A rustle wakes me up and my aura is tinted.
Therefore the reflections of gold leave the mark
Of a pale glow in the morning.

I am the spectator with amazed senses
In front of each sound, each scent exhaled.
I feel and get lost, so I found myself,
A cog in a perfectly assembled whole.

Following the detours of the spring course,
A breeze envelops me in softness,
In a colorfull garden.

The birds pass, I remain lounging.
Their flight inspires me with splendor;
I look up at the sidereal arch.

Along the endless flowing river,
The wind sighs its eternal lament.
Slowly time tightens the embrace
And the flower slowly goes out.

I am the spectator with the darkened heart,
Entangled in miasma, suffocated.
I suffer and get lost, so I faded,
Invisible empty shell, asleep.

In the meanders of a long spiral,
I almost forgot the pain.
Inside, only the stone remains.

In the middle of silence and coldness,
Inertia and torpor,
I am alone in the space vacuum.